Benjamin Mbenga, the face as a library
Winner of the Lokumu Visual Arts Prize in 2024, the Congolese painter approaches the portrait as the map of a living memory. In his work, every face is an archive.
Il y a, dans les portraits de Benjamin Mbenga, une gravité qui dépasse la ressemblance. Les rides, les regards, la lumière sur la peau sont rendus avec une précision réaliste ; mais l’enjeu est ailleurs. Mbenga traite le visage comme une infrastructure historique, un lieu où se dépose la mémoire d’une civilisation.
Painting to archive
Mbenga érige la peinture en dispositif d’archivage. Chaque toile fonctionne comme un document, une page d’un registre plus vaste. Le titre de l’une de ses séries le dit sans détour : « Ancêtres Bibliothèque ». Le visage des aînés y devient un fonds que l’on consulte pour savoir d’où l’on vient.
The face operates like a historical infrastructure.
Mandombe et lukasa : la mémoire comme géométrie
Sa pratique intègre deux systèmes de signes nés en Afrique centrale, l’écriture mandombe et la géométrie de mémoire du lukasa. En les faisant dialoguer avec un réalisme exigeant, Mbenga croise la représentation et la sémiotique patrimoniale. La toile devient un lieu de négociation entre souveraineté passée et urgence contemporaine. Pour aller plus loin : “Mandombe, lukasa: memory in signs”.
Early recognition
Selected in 2022 among the DRC’s 100 Young Hopefuls, Benjamin Mbenga won the Lokumu Visual Arts Prize in Kinshasa in 2024. Two milestones that confirm the attention paid to a body of work in which virtuosity is never an end in itself, but a way of holding together the present and what it owes to the past.



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